La Fabrique à Musique aux Tanzmatten : quand Yojimbo fait vibrer les élèves de Sélestat
par Frédéric ERGENSCHAEFFTER · 14/06/2026
C’est l’un de ces projets qui rappellent pourquoi nous faisons ce que nous faisons. Quand Zone51 et le groupe Yojimbo nous ont proposé de documenter leur participation à la Fabrique à Musique — ce dispositif national porté par la SACEM qui réunit un groupe de musique et des classes scolaires autour d’un projet de création commun — nous avons dit oui sans hésiter. En plus, le faire avec Yojimbo, le quatuor strasbourgeois d’Intergalactic Stoner Rock, que nous accompagnons depuis longtemps, a décuplé notre enthousiasme.
Pendant plusieurs semaines, nos résigraphes ont suivi les étapes de ce projet pas comme les autres.
L’objectif : accompagner chaque temps fort du parcours de création, des premières répétitions jusqu’au concert de restitution. Le groupe, a guidé chaque séance avec une énergie communicative, permettant aux élèves de créer un morceau inédit, de comprendre ce que signifie jouer ensemble, de ressentir la puissance d’une batterie, d’un riff de guitare, d’une voix qui porte.
Ce que nos appareils ont capturé, ce ne sont pas seulement des moments musicaux. Ce sont des visages qui s’illuminent, des mains qui cherchent le bon rythme, des enfants qui découvrent qu’ils sont capables de créer de la musique et pas seulement de l’écouter.
Puis le grand soir est arrivé. Les Tanzmatten, ce lieu emblématique de la vie culturelle sélestadienne niché au bord de l’Ill, ont accueilli le concert final. Les membres de Yojimbo ont pris place aux côtés des élèves pour une restitution qui restera gravée dans les mémoires. La salle, dans ce cadre de bois et de verre qui dialogue si bien avec la nature environnante, a vibré d’une énergie rare.
Du côté de Résigraphies, notre rôle était de fixer ce moment, de le rendre visible, de lui donner une vie au-delà de l’instant. Nos photographes et vidéastes ont travaillé en discrétion pour capter l’authenticité de la scène : les regards complices entre musiciens professionnels et jeunes apprentis, la concentration sur les visages juste avant de monter sur scène, et puis l’explosion de fierté à la dernière note.
Ce type de projet illustre exactement la raison d’être de Résigraphies : documenter ce qui se passe dans nos territoires, valoriser les initiatives culturelles qui transforment la vie des gens. La Fabrique à Musique, portée localement par Zone51 avec la complicité artistique de Yojimbo, est une preuve concrète que l’art peut être vecteur de lien, de confiance en soi, et d’appartenance à une communauté.
Merci à Zone51 pour la confiance accordée, à Yojimbo pour leur investissement généreux auprès des élèves, et bien sûr à toutes celles et ceux qui ont rendu ce projet possible — enseignant, bénévoles, et parents. Et merci à ces enfants qui ont osé monter sur scène nous faire un show mémorable qui restera un moment fort dans le cœur de tous.
